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Le manteau homme est l'un des rares vêtements qu'on achète tous les cinq ou six ans et qu'on porte ensuite tous les jours pendant quatre mois. Autant dire que l'erreur se paie longtemps. Entre longueur, matière et coupe, beaucoup d'acheteurs tournent en rond devant des dizaines de modèles qui se ressemblent en photo. La bonne nouvelle : il existe un ordre pour trancher, et ce n'est pas celui qu'on suit d'instinct.
Pour aller plus loin, découvrez aussi manteau long homme, manteau en laine homme et manteau homme hiver.
Adopter un manteau homme, c'est d'abord choisir une longueur. C'est elle qui fixe l'allure générale, ce que vous pourrez porter dessous, et la part du corps réellement protégée. Un modèle qui s'arrête à la hanche et un modèle qui descend sous le genou ne sont pas deux variantes du même produit : ce sont deux objets différents.
La plupart des acheteurs commencent pourtant par la couleur, regardent ensuite la matière, et finissent par la longueur. C'est exactement l'inverse de ce qu'il faudrait faire — et c'est la première cause de déception.
Un manteau long descend au genou ou en dessous. Il habille la silhouette, l'allonge, protège les cuisses, et passe sans effort par-dessus une veste de costume. C'est le format le plus chaud du rayon, et le seul qui convienne vraiment à un usage habillé.
Un mi-long s'arrête à mi-cuisse : c'est le compromis, assez couvrant pour l'hiver et assez court pour ne pas gêner en voiture ou à vélo. Un court s'arrête à la hanche, laisse les jambes libres, mais expose le bas du dos dès qu'on s'assoit.
« Long » ne veut rien dire sans référence. Un manteau de 105 cm de dos tombe sous le genou sur un homme d'1,70 m et bien au-dessus sur un homme d'1,90 m. Deux acheteurs de taille différente décriront donc le même vêtement de deux façons opposées.
C'est pour cette raison que nous publions la longueur de dos en centimètres sur nos fiches. C'est la seule mesure comparable d'un modèle à l'autre, et celle qui évite le retour le plus fréquent du prêt-à-porter.
Une fois la longueur arrêtée, quelques points méritent une attention réelle. Ils ne sautent pas aux yeux sur une photo, mais ce sont eux qui séparent un manteau qu'on garde d'un manteau qu'on regrette dès la première pluie.
Voici les critères sur lesquels il vaut la peine de s'arrêter :
C'est la deuxième grande décision, et elle se résume à un arbitrage entre l'allure et la protection. Les deux familles se partagent l'essentiel du rayon, et aucune n'est supérieure à l'autre dans l'absolu : tout dépend de l'usage.
Beaucoup d'hommes finissent d'ailleurs par posséder les deux — un manteau de laine pour le travail et les occasions, un matelassé pour le reste de la semaine.
La laine tombe droit, coupe le vent et garde une chaleur sèche. Elle vieillit avec élégance, ne fait pas de volume, et c'est la seule matière qui donne au manteau cette tenue nette qu'on associe au vêtement de ville.
Son défaut est connu : elle n'aime pas la pluie battante, et elle demande un nettoyage à sec plutôt qu'un passage en machine. Sur un modèle annoncé en laine, lisez toujours le pourcentage avant le prix.
Le matelassé emprisonne de l'air entre ses coutures, ce qui en fait, à poids égal, la matière la plus chaude du rayon. Il supporte l'humidité, se lave plus facilement, et convient aux trajets quotidiens comme au grand froid.
En contrepartie, il donne du volume et reste moins habillé qu'un drap de laine. Un matelassage fin et une finition mate rattrapent une grande partie de cet écart.
Un manteau homme ne se juge pas en cabine mais après trois semaines de port. C'est là qu'apparaissent les défauts qu'aucune photo ne montre : un col qui ne tient pas fermé, des poches mal placées, une doublure qui accroche les manches de veste.
Le premier réflexe utile est de fermer le manteau et de lever les bras. Si les emmanchures tirent, le vêtement sera inconfortable au volant et dans les transports — c'est le défaut le plus fréquent sur les coupes ajustées.
Le deuxième est de vérifier les poches intérieures. Un manteau d'hiver sans poche intérieure oblige à ouvrir le vêtement à chaque fois qu'on cherche son téléphone, ce qui annule une partie de sa raison d'être.
Le troisième concerne ce que vous porterez dessous. Un manteau essayé en chemise ne se comporte pas de la même façon sur un pull épais ou une veste de costume : prenez votre tour de poitrine par-dessus la couche la plus épaisse que vous prévoyez.
L'entretien dépend entièrement de la matière, et c'est là que la plupart des manteaux s'abîment. La laine se fait nettoyer à sec une fois par saison, pas davantage : chaque passage fatigue la fibre. Entre deux, une brosse à habits suffit largement.
Le matelassé passe en machine à trente degrés, en cycle délicat, puis au sèche-linge à basse température avec deux balles de lavage pour éviter que le rembourrage ne se tasse en paquets irréguliers.
Une règle vaut pour les deux : ne suspendez jamais un manteau mouillé sur un cintre fin. Il se déforme aux épaules en une nuit, et le pli ne part plus. Un cintre large, à l'air libre, loin d'un radiateur.
Enfin, rangez-le en fin de saison propre et sec, housse respirante plutôt que sac plastique. Un manteau rangé sale attire les mites, et une tache oubliée six mois devient définitive.
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